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Sport/compétition

"Mens sana in corpore sano" disaient les anciens : "un esprit sain dans un corps sain".

 Mais (d'une manière générale) qu'est devenue la sagesse antique ? Aujourd'hui il y a toujours de - véritables - sportifs amateurs pour qui les "valeurs du sport" ne sont pas un vain mot et qui profitent pleinement des bienfaits physiques et psychiques voire spirituels du vieil adage.

Pour le reste le "sport" a logiquement suivi l'évolution de notre société de consommation qui ne cesse de devenir de plus en plus matérialiste et égocentrique. Rien d'étonnant donc que le sport soit devenu une grosse affaire financière. Tout est sacrifié au fric, à commencer par la santé physique de part les terribles tensions induites par la recherche à outrance des performances et des podiums, y compris par le doping. La santé psychique est tout autant atteinte si l'on considère l'ensemble des compétiteurs : pour un champion combien de perdants ? Et pour le champion lui-même : après le temps de l'enflement de l'égo vient souvent celui de la déprime qui accompagne la défaite puis la chute dans l'oubli. Car il est encore plus difficile de se maintenir en haut que d'atteindre le sommet. Quand les illusions tombent la vérité se révèle, amère : tout n'était que vanité !

Il y a bien entendu des exceptions, d'anciens champions qui ne se sont pas suicidés, qui sont en bonne santé, qui sont heureux et satisfaits de leur sort, mais elles sont trop rares et confirment la règle : la "rentabilité" en matière de paix intérieure est faible.

Me Gichin Funakoshi avait interdit les compétitions en karaté, qui commençaient à apparaître à la fin de sa vie (1957). Il était inquiet quant au développement futur de la voie qu'il avait contribué à faire connaître dans le monde. La suite lui a donné raison.